« Une installation photovoltaïque est forcément chinoise » – FAUX !
C’est une idée reçue fréquente lorsqu’on parle de solaire. Pourtant, derrière une installation photovoltaïque, la réalité économique est bien plus nuancée.
Prenons l’exemple de l’installation solaire de Creil, deuxième installation photovoltaïque la plus puissante de France. Sur ce projet, plus des trois quarts des investissements bénéficient à des entreprises européennes, dont plus de la moitié à des acteurs français.
Et la valeur créée ne s’arrête pas à la phase de construction. Tout au long de la vie du projet, l’installation générera des retombées concrètes pour les territoires et les économies européennes : exploitation, maintenance, fiscalité locale, financement…
Pour sortir des clichés, regardons la décomposition du prix de revente de chaque kWh produit. Les panneaux photovoltaïques, souvent considérés comme l’élément central du projet, ne représentent en réalité que 8 % du prix de vente sur l’ensemble de sa durée de vie.
À titre de comparaison, les structures en acier d’origine européenne représentent 7 %, le génie civil, le génie électrique et les coûts de raccordement 13 %, les mesures environnementales — études, compensation et suivi — 6 %, et les impôts et taxes locales 7 %.
Le poste le plus important ? Le coût de la dette, contractée auprès de banques françaises.
Ainsi, plus de 80% de la valeur créée dans ce projet sont bel et bien ancrés en France et 90% en Europe.
Autrement dit, réduire une installation photovoltaïque à l’origine de ses panneaux, c’est passer à côté de l’essentiel : un projet solaire crée de la valeur localement, mobilise de nombreux savoir-faire européens et français, et contribue directement au renforcement de la souveraineté énergétique et économique des territoires.
*cas précis de l’installation de Creil
